Denis Vandemoortele

L’adolescence est une période de tant de premières fois, de tant de premiers choix. C’est une période pleine de questions et d’incertitudes ou on aimerait se tourner vers quelqu’un, mais vers qui ? Ses amis ? Ils sont tout aussi perdu que nous …Nos parents ? Certainement pas ! Nos professeurs ? Encore moins ! C’est là la force de la personne tierce, celle qui n’est pas dans notre vie au quotidien, à qui on peut parler sans peur d’être jugé, celle qui va nous aider à tisser du lien car justement on en pas/peu avec elle. En tant Qu’animateur, c’est cette position toute particulière que l’on revêtit et que j’apprécie.

J’ai eu l’envie de faire ce travail très jeune, confronté dans mon école secondaire à ces fameuses animations qui étaient réservés aux filles et presque exclusivement axé sur la contraception. J’ai trouvé ça bien dommage de ne pas profiter de cette occasion pour créer un espace de paroles entre filles et garçon, bienveillant, avec un cadre définit et animer par des gens de l’extérieur. Pourquoi une telle différence entre les sexes ? C’est nourri de cette question et de cette envie d’offrir cet espace, que bien plus tard, j’ai eu la chance de me former à l’animation EVRAS.

Assistant social de formation, j’ai toujours placé l’écoute au centre de la relation et je suis avant tout là pour répondre aux interrogations des élèves, pas pour leurs apporter un savoir à tout prix. Dans cette période bien difficile, c’est à eux de définir quand il se sentent prêt à briser certains tabous encore bien trop présents dans notre société.